Cabrum, Entre l'ordre et le Chaos.

 

  Dans ce blog je raconterais peu à peu les évènements de mon installation à Cabrum, Viseu, Portugal.

 Il fonctionne donc à rebours du temps, les évènements récents se présentent en premier et les origines de cette histoire poétique et constructive en dernier.

 

Cabrum, Between Order and Chaos.

 

 In this blog I will tell the events of my installation in Cabrum, Viseu, Portugal.

   It therefore runs out of time, recent events come first and the origins of this poetic and constructive story last.



Le premier jour de travail.

 

J'ai commencé à nettoyer le terrain abandonné depuis des dizaines d'années.

Je cherchais un lieu où poser ma tente et c'est le lieu où je m'étais assoupi qui m'attirai, là où un sanglier c'était fait les crocs sur un tronc de pins.

Le même jour un cousin m'a contacter au sujet du totem du sanglier, il était au Senegal près d'un baobab très vieux et très gros qui est une sorte d'arbre tombeau.

Avant de revenir au portugal j'étais passé dans une petite maison perdu dans la forêt qui lui appartenait et puis avec mon fils et son drone nous avions filmé sa maison vu du ciel comme l'aurait la voir un oiseau et le lendemain la maison de famille dans la même région.

Il y avait beaucoup de vent et le drone n'avait pu voir que la grange de cette propriété.

Voir la video: https://www.youtube.com/watch?v=OII-k5kxnKY

 

  Il m'a dit qu'il avait retrouvé un hibou mort dans la cheminée après notre passage et que juste quelques jours après la grange filmé s'était effondré.

 

 

The first day of work.

 

  I started cleaning the abandoned land for decades.

  I was looking for a place to put my tent and it was the place where I had fallen asleep that attracted me, where a boar was made fangs on a trunk of pines.

  The same day a cousin contacted me about the wild boar totem, he was in Senegal near a very old and very big baobab which is a sort of tree tomb.

  Before returning to portugal I was in a small house lost in the forest that belonged to him and then with my son and his drone we had filmed his house from the sky like a bird and the next day the house of family in the same area.

  There was a lot of wind and the drone could only see the barn of this property.

See the video: https://www.youtube.com/watch?v=OII-k5kxnKY

  He told me that he had found a dead owl in the fireplace after our visit and that just a few days after the filmed barn had collapsed.


Le terrain vu depuis la maison du Chaos.

 

The land seen from the house of Chaos.

Le pin du sanglier où je me suis assoupi.

 

The boar pine where I fell asleep.

Le sentier menant au terrain.

 

The trail leading to the land.

Prise de contact

 

 



L’origine mythique de cette histoire.

 

 

Il était une fois un paradis perdu dans une forêt du Portugal qui était gardée par 2 femmes, l'une s'appelait le Chaos et l'autre s'appelait l'Ordre.

  En ce temps là je voyageais, j'étais en Galice où j'avais élevé un totem de sanglier ( https://remy-cappatti.jimdo.com/totem-du-sanglier/) pour soigner le cœur d'une ancienne sorcière et puis en route pour l’Estrémadure, j'étais passé prés de ce paradis dont je ne savais rien encore avec la sensation que quelque chose me retenait dans ses environs.

 

  Finalement c'est depuis la catalogne où je construisais un nid de pierre caché dans un mur et le monument des 3 gardiens au sommet d'une montagne ( https://remy-cappatti.jimdo.com/the-guardians/) que ce paradis m'avait appelé par l'intermédiaire des personnes que j'avais connu en Galice car le Chaos avait besoin de moi afin de construire sa maison qui était bien sûr un désastre.

 

  Quelques jours après mon arrivé je m'étais assoupi près du torrent et je senti que l'eau m'emportait au loin vers un monde inconnu mais la peur se mêlait à la curiosité.

 

  J'aimais beaucoup ces 2 femmes incompatibles qui pourtant étaient ensemble à l'origine d'un paradis, l'Ordre et le Chaos, car elles représentaient quelque part le drame de ma conception. l’inconcevable union de mon père et de ma mère car mon père était le chaos et ma mère était l'ordre et bien sûr ils se séparèrent très vite et très douloureusement car on ne peut unir la matière et l'anti matière sans risque.

 

  Une autre curiosité du destin c'est que l'ordre avait un fils ayant pratiquement le même nom que la fille du chaos seulement les différenciait un 'a' et un 'i' à la fin de leur nom.

 

  Et je tombais amoureux du Chaos, peut être comme ma mère était tombée amoureuse du chaos de mon père, mais cet amour était très étrange car il ne pouvait pas exister concrètement, il était interdit et seulement imaginaire.

   Quand ma mère est morte alors que rien ne l'annonçait, pendant ces mêmes jours la rupture se déclara entre l'ordre et le chaos et le paradis se transforma en enfer.

 

  Je restais quelques temps auprès du chaos pour la soutenir mais je ne pouvais pas en vouloir à l'ordre d'avoir pris le dessus car je la comprenais si bien aussi.

 

  Je partais avec la promesse de revenir pour finir la maison arbre du chaos.

  Quand je revins 4 mois plus tard, c'était l’hiver et je dû vivre dans la même maison que le chaos dans un village à quelques kilomètres.

Nous vivions comme si nous étions en couple sans l'être en réalité, c'était surréaliste.

 

  Vivre avec le chaos n'est pas facile mais la maison avançait, peu à peu je sentais mon équilibre intérieur se détériorer comme attrapé dans un piège, je donnais beaucoup et plus je donnais et plus je me sentais seul comme jamais je ne l'avais senti.

 

  J'étais revenu pas seulement pour le chaos mais aussi parce que ayant pour la première fois un peu d'argent, je voulais constituer un lieu refuge de dignité, de paix et d'amour.

  Une autre façons de concevoir la vie, l’économie et la communauté humaine, afin de voir enfin des hommes, des femmes et des enfants libre et heureux vivant en sagesse.

 

  Il y avait un terrain en vente, je suis allé voir le terrain pour le sentir et me suis assoupi au milieu des arbustes quand je me suis réveillé j'étais déprimé c'est alors que je me suis rendu compte que le tronc d'arbre à coté de moi était tailladé par les dents des sangliers et je me suis souvenu du totem du sanglier d'où tout était parti.

 

 

  Je ressentais des tensions contradictoires et je me suis fâché avec le chaos car quelque chose en moi voulait fuir ce lieu, je ne voulais plus acheter, étrangement 9 mois étaient passés depuis la rupture de la communauté.

 

  Alors que j'étais revenu seul à la maison et que je commençais à envisager de partir au plus vite, un jeune homme frappa à la porte, il s'appelait Jonas, je ne le connaissais pas, nous avons parlé, il était avec l'ordre et il m'assura que je devais rester.

 

  Son nom évoquait tout ce qui se passait en moi, le mythe biblique de celui qui a quelque chose à faire et qui s’enfuit puis ayant été avalé par un monstre marin il est rejeté sur la terre et par avec assurance faire ce qu’il a à faire.

 

Quand je suis revenu à Cabrum après un voyage   réparateur en Extremadure j'avais le ferme sentiment que je devais rester malgré les avertissements et la sensation de me jeter dans la gueule du loup comme on me l'avait dit mais j'aime les défis.

 

 

 

 

The mythical origin of this story.

 

Once upon a time there was a paradise lost in a Portuguese forest that was guarded by two women, one called Chaos and the other was called the Order.

   At that time I was traveling, I was in Galicia where I had raised a wild boar totem (https://remy-cappatti.jimdo.com/totem-du-sanglier/) to cure the heart of a former witch and then on my way to Extremadura, I passed near that paradise of which I knew nothing yet, with the sensation that something was holding me back in its neighborhood.

 

Finally it's from Catalonia where I built a stone nest hidden in a wall and the monument of 3 guards on top of a mountain (https://remy-cappatti.jimdo.com/the-guardians/) that it Heaven had called me through the people I knew in Galicia because Chaos needed me to build his house which was of course a disaster.

   A few days after my arrival I had fallen asleep near the torrent and I felt that the water carried me away to an unknown world but fear mingled with curiosity.

  I liked very much these two incompatible women who were together at the origin of a paradise, the Order and the Chaos, because they represented somewhere the drama of my conception. the inconceivable union of my father and my mother because my father was chaos and my mother was the order and of course they separated very quickly and very painfully because we can not unite matter and anti matter without risk.

 

   Another curiosity of fate is that the order had a son with almost the same name as the chaos girl only differentiated them an 'a' and an 'i' at the end of their name.

 

And I fell in love with Chaos, maybe as my mother had fallen in love with my father's chaos, but this love was very strange because it could not exist in concrete terms, it was forbidden and only imaginary.

   When my mother died when nothing was announced, during those same days the rupture broke out between order and chaos and paradise turned into hell.

 

   I stayed some time with the chaos to support it but I could not blame the order to have taken over because I understood it so well too.

 

I left with the promise of coming back to finish the tree house of chaos.

   When I came back 4 months later, it was winter and I had to live in the same house as the chaos in a village a few kilometers away.

   We lived as if we were in a relationship without being in reality, it was surreal.

 

   Living with the chaos is not easy but the house progressed, gradually I felt my inner balance deteriorate as caught in a trap, I gave a lot andthe more  I gave and more I felt alone as I never had felt.

 

I came back not only for chaos but also because having for the first time a little money, I wanted to be a place of refuge of dignity, peace and love.

   Another way of thinking about life, the economy and the human community, to finally see men, women and children free and happy living in wisdom.

   There was a land on sale, I went to see the land to feel it and fell asleep in the middle of shrubs when I woke up I was depressed it was then that I realized that the tree trunk next to me was slashed by the teeth of wild boars and I remembered the wild boar totem from which everything had gone.

 

   I felt conflicting tensions and I got angry with the chaos because something in me wanted to flee this place, I did not want to buy, strangely 9 months had passed since the breakup of the community.

 

When I was home alone and started thinking about going away as soon as possible, a young man knocked on the door, his name was Jonah, I did not know him, we talked, he was with us. He assured me that I had to stay.

    His name evoked all that was happening in me, the biblical myth of the one who has something to do and who flees then having been swallowed by a sea monster he is rejected on the earth and by confidently do what he has to do.

 

   When I returned to Cabrum after a refreshing trip to Extremadura I had the strong feeling that I had to stay despite warnings and the feeling of throwing myself into the wolf's mouth as I had been told but I like the challenges.