remy Cappatti

Land art, rocailleur, art naïf ou franc, sculpture habitable ou enchanteur de lieux.

 


Démarche artistique globale :

 

 

 

  J’utilise pour mes œuvres des matériaux naturels tels que la terre, la paille, le chanvre et la chaux parfois le ciment-chaux pour des finitions extérieures qui demandent une résistance aux chocs plus élevée.

Et je tente toujours de trouver ces éléments "bâtisseur" sur le lieu  de leurs misent en concordance.

 

  Je me sens concerné par le problème écologique de notre époque, et c'est pourquoi j'en suis venu à réaliser des œuvres avec des matériaux naturels que les hommes utilisent depuis des millénaires.

 

  Dans un deuxième temps, j'aime l'idée d'un chantier qui est un spectacle vivant, l’œuvre se construit sous nos yeux, tout comme le monde se construit autour et en nous, on ne peut pas échapper à son « chantier », qui est le chantier, je dirais presque le chant de la vie elle-même.

 

  Être présent sous le ciel et sur la terre, partager le moment de la création avec les voyageurs de passage et pourquoi pas les inviter à participer et aussi, toujours laisser une part à l'imprévu tout comme on laissait une assiette à l'inconnu de passage.

  Pour avancer nous faisons des projets et des plans mais ceux ci ne doivent pas nous enfermer dans une vision étriquée de l'avenir.

  Ce qui compte dans un projet n'est pas de le réaliser tel qu'il a été pensé mais de réaliser ce qu'il est amené à nous révéler non seulement matériellement mais aussi humainement, spirituellement et socialement; L'imprévu qui s'y cache étant toujours le meilleur de ce qu'il a à donner.

  Tout comme il serait absurde de penser un voyage sans cheminement car le voyage est le chemin et jamais le point imaginaire de son arrivé; La fin du chemin et du voyage et finalement de la vrai vie.

  Toute activité de construction concrète trouve ses fondements dans la construction abstraite des relations humaines et naturelles qui en est à l'origine, la pierre angulaire véritable est donc toujours immatérielle et spirituelle.

  Pour la vie, il n'y a pas d'objet fini, l'objet fini n'est plus en devenir et meurt, c'est pourquoi nous devons penser toute chose intégralement, et aucune de ses étapes n'est plus importantes qu'une autre que ce soit le chantier, l'usage ou la dégradation ou la relation d'humanité qui lui donne son signifié.

 

  L'objet physique crée une présence qui nous habite sans même que nous nous en rendions compte ; Tout objet est la trace de quelque chose de vivant ou mouvant et en ce sens il nous raconte aussi une histoire, sans rien dire il écrit une poésie qui nous imprègne de l'intérieur comme s'il nous parlait en silence.

 

 

 Bâtir de mon point de vue, est un acte avant tout poétique qui enchante et révèle les possibilités des lieux, puisque tout est langage en ce monde avant d'être énergie, matière, chose etc... (les choses n'ont de vrai existence qu'au travers de leur signifiée utilitaire ou symbolique ainsi les langages humain et animaux ne sont qu'une infime partie des langages qui construisent le monde à chaque instant tel que les langages des actes, des formes, des forces etc... ce que nous faisons et offrons en dit et nous révèle parfois plus sur ce que nous sommes que ce que nous en disons.

 

Bio:

 

 Après avoir travaillé quelques temps en informatique,  je suis allé vivre 23 ans dans un petit village de la cordillère des Andes au Chili (Alcohuaz)

 

  Dans la tradition des rocailleurs et de l'art naïf ou franc j'y ai réalisé "mon rêve" sur terre en construisant le temple des 10 contemplations et la fusée poétique (voir l'aventure d'Amipun).

 

  Imprégné de la culture "Huasa" de la campagne Chilienne, c'est là que j'ai appris à travailler la terre et le bois avec des moyens rudimentaire, à trouver des solutions quand il n'y en a pas, à utiliser le matériel de récupération et à aimer le travail physique au grand air de la nature généreuse.

 

   Nous devons vivre en allant vers ce qu'on aime et non pas en fuiyant ce qu'on craint.